Avant-propos

avant propos

Son livre, un ouvrage important de 248 pages, présente les trois aspects de la vie d'Etienne Audfray que sont les grands événements de sa vie personnelle, son oeuvre comme sculpteur mais aussi ce qui fut son autre passion: la politique.

A travers ce document vous découvrerez non seulement ces trois aspects mais surtout plusieurs centaines de photos de dessins, portraits, figures et monuments.

Introduction

introduction

Voilà plus de cinquante ans que Etienne Audfray pratique la sculpture. Il puise son inspiration dans les divers ateliers où il enseigne en faisant participer les étudiants au modelage et au dessin qui se font en commun.

Il peut étudier, d'après divers modèles vivants, des formes et des attitudes susceptibles d'aboutir à une "figure" qu'il peut alors affirmer de façon définitive dans son atelier de Bry-sur-Marne. Toute sculpture procède de ce cheminement.

Dessin, puis modelage, puis moule en plâtre jusque la fonderie où il contrôlera la fonte, la ciselure et la patine. Voilà en gros la démarche longue et successive d'un statuaire.

Le monument lui exige d'autres attention comme l'étude du site, du socle et surtout de l'environnement pour trouver sa place définitive dans la cité.

Le bronze plutôt que la pierre

bronzeTandis que le peintre dessine pour aller vers la couleur, le sculpteur dessine pour aller vers le volume. 

Etienne Audfray préfère le bronze à la pierre. Bien qu'il est fait quelques tailles directes c'est dans le bronze qu'il s'exprime le mieux.

Il trouve dans le bronze des délicatesses que l'on ne rencontre pas dans la pierre. Il aime autant les petites que les grandes sculptures.

Mais c'est en observant ses statues que l'on note la présence permanente de la femme. sans doute parce qu'elle est plus belle.

Le sujet de la femme est dominant chez les artistes plasticiens. La femme donne plus d'émotion que l'homme.

L'anatomie de la femme est plus riche.

bronze 1

 

Les séances de pose

poseLe modelage d'un corps entier suppose une préparation complexe. Les séances de travail avec le modèle peuvent être longues bien qu'il soit difficile de demander au modèle de rester immobile très longtemps.

Peu lui importe que la femme soit belle ou laide, ce qui compte c'est ce que le sculpteur en fait d'elle. 

Pose

Les œuvres monumentales

monumentsEntre une sculpture représentant un corps et celle vouée à un monument comme un mémorial ou une fontaine, la démarche n'est pas  tout à fait la même. On ne pense pas l'œuvre de la même façon.

Quand on travaille sur un modèle humain, on ne pense qu'à l'œuvre.

Par contre, dès qu'il s'agit d'ériger un monument, on réfléchit à son volume, à sa hauteur, à son emplacement, à son harmonie avec l'espace et à son dialogue avec la cité.

A la lumière de ces données, il faut choisir la matière  (bronze, pierre, marbre) et travailler étroitement avec le maître d'ouvrage et l'architecte.

Par ses fonctions municipales, Etienne Audfray a toujours été très attaché au dialogue avec la cité. Sa formation urbanistique a facilité son projet d'établir un rapport entre l'architecture et la sculpture.

Les œuvres monumentalesA Noiseau, Etienne Audfray a érigé un mémorial entre l'église et la mairie. Il a appelé cette sculpture "la Guerre et la Paix". La guerre représentée par l'épée et la paix par un rameau d'olivier. Comme son professeur et ami Petersen, Etienne Audfray est attentif à la qualité des socles qui doivent s'harmoniser avec la sculpture.

A l'entrée de Bussy-Saint-Georges, on peut voir en face à face et en vis-à-vis, Nausicaa, Phryné et Aspasie qui sont là pour exprimer la pérennité des choses.

Au cœur de la ville du Plessy Trévise on peut admirer "la Fontaine des vertus" placée sur la place du Marché et conférant ainsi au lieu une identité spécifique. D'une hauteur de 3m50, elle est érigée à la gloire de l'expérience, la force, l'audace et la persévérance.

Parmi les œuvres monumentales qu'il a réalisées, on ne peut omettre de mentionner sa sculpture : "la Marne" qui représente le fleuve par une femme allongée dans son lit. Cette femme couchée, paisible, calme et pleine d'énergie est capable de tous les débordements.

(Voir Galerie onglet "Oeuvres monumentales)

Son autre passion: la politique

politiqueDéjà très occupé par son métier de cartographe et son atelier de sculture il est élu Maire de Bry-sur-Marne en 1965.

En 1973, il est élu Conseiller Général du Val de Marne.

Bien sur l'art ne sera pas oublié. Il y donnera un élan nouveau en créant une école de sculpture, en restaurant l'Hôtel de de Malestroit et en accueillant le Salon des Artistes Animaliers en 1974.

politique 1En 1981, pour le dévouement qu'il a prodigué comme Maire à sa ville depuis plus de seize ans, Alain Poher, Président du Sénat, lui remet la médaille de Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Il restera Maire dix-sept ans encore.

Durant ces vingt-quatre ans à la tête de la municipalité il s'efforcera de rendre sa ville plus moderne et plus agréable à vivre en la dotant d'un hôpital, de nombreuses écoles, de stades et d'un réseau routier (A4) et ferré (RER A) qui en fait aujourd'hui une des villes les plus attractive de la banlieue Est de Paris.

Petersen par Etienne Audfray

ap(découvrir le site Petersen www.armand-petersen.fr)

Un jour de printemps 1959, je demande à être reçu par Armand Petersen.

Pourquoi cette démarche ?
Sculpteur moi-même, j'avais eu connaissance de la notoriété et de la compétence d'un homme, spécialiste reconnu d'une discipline artistique que je souhaitais approfondir.
Au premier abord, j'ai découvert un homme élégant, un peu sévère, assez peu enclin à un accueil spontané et ouvert, mais très poli et intelligent.
Je lui ai présenté, un peu maladroitement une de mes sculptures qu'il a regardée avec attention et politesse.
C'était un homme bien élevé, moi aussi ; et finalement nous convenons de nous revoir à son atelier qui se trouvait rue Agnès Sorel, à cinq minutes de la chambre qu'il occupait à la Maison des Artistes ,14 rue Charles VII à Nogent.

Cet atelier, construit sur un terrain sans caractère mais herbeux et arboré faisait partie d'un ensemble de six autres où travaillaient Benon.Gimond, Van Hasseit, Guy Loé et Petersen. Rustiques, ils ont été remplacés par un immeuble de trente-cinq ateliers disposés en étages.
Très vite, nous nous sommes trouvés des goûts communs.

Affecté par sa solitude (il avait perdu quelque temps plus tôt son épouse) attristé, il se sentait désemparé et solitaire.
Par l'admiration très réelle que j'ai tout de suite portée à ses travaux, très vite, nous avons sympathisé et entretenu des relations confraternelles et familiales pendant dix ans, caractérisées jusqu'à son décès en 1969 par une collaboration active.

J'avais une voiture, lui pas, un peu de temps disponible pour visiter galeries, fondeurs, antiquaires, musées. Nous allâmes même jusqu'à Bruxelles admirer l'Atomium à l'exposition internationale en 1968.
C'est ainsi qu'il devint pour mon épouse et moi, l'ami de la famille, un peu l'oncle de province qui venait dîner le bouquet de fleurs à la main, quelquefois même avec une sculpture originale. Hé oui, il était bon !

Devenu maire de la ville de Bry Sur Marne en 1965, au titre de la loi des 1 attribués aux artistes pour décorer une école, j'ai eu la joie de lui commander une grande Panthère en bronze.

Je rendais ainsi hommage à son talent, de façon bien tardive, car mourant en 1969 au moment du règlement de l'œuvre, je dus verser les honoraires de l'artiste à sa succession dont j'étais devenu bien malgré moi l'exécuteur, à l'exclusion de son frère Georges qui n'apprécia pas que son frère Armand ne fut pas un gérant d'entreprise comme lui, considérait curieusement que l'œuvre d'un artiste ne méritait pas le respect que je lui vouais.
Quelques mois plus tard, Georges son ainé, s'éteignait à son tour en son domicile de l'avenue Denfert-Rochereau, seul, lui aussi sans descendance directe.

Quand, jeune sculpteur dilettante, (à l'époque je partageais mon temps entre mon métier de cartographe le jour et la sculpture le soir et même les week-ends) qu'ayant la même passion, je soumis à son appréciation une de mes œuvres, je m'adressai au sculpteur et à son expérience.
Par amitié, je lui proposai de l'aider à mon tour pour ses plâtres et moulages qu'il n'aimait pas faire. Je devins en quelque sorte son praticien tout en profitant de ses leçons qui me firent réfléchir personnellement et corriger mes œuvres.

Sincèrement, Petersen m'a influencé en me montrant le rôle prééminent de la lumière si la forme dont les contours ne doivent pas être brutalement arrêtés, prolongeant ainsi l'harmonie des profils.
Petersen m'enseigna des principes de sculpture applicables à la statuaire à laquelle je me destinai.

En contribuant à son œuvre, (il reprenait goût au travail dans un atelier plus grand et confortable que je lui agençai) s'installa une coopération, une amitié, une compréhension dans un domaine cher à nous deux, artistes et amis.
S'il avait commencé par des figures, Petersen s'était perfectionné dans l'étude des animaux. il me prodiguait des conseils de sculpture, basés sur ses recherches et ses propres expériences.

Au cours de notre amitié, il me parlait de ses amis, des animaliers, de Pompon qu'il avait étudié à fond.
Je fis connaissance de Jean Joachim, le praticien du grand Ours taillé en pierre dans l'atelier des Supery (son père) à Malakoff.
Sculpteur animalier à la suite de Pompon, professeur à l'Ecole d'Art du Marais, il habitait Nogent, donc tout prés.

En tant que maire de Bry et sculpteur, je créai une école de sculpture dont Joachim devint un des professeurs sans se spécialiser dans l'art animalier.
L'art animalier ne m'a pas tenté, mais peu à peu, les circonstances y aidant, j'en compris l'intérêt, et celui des expositions où Petersen s'était révélé, du rôle de Sandoz, son ami suisse comme lui. Or, après la fermeture du cercle Volney et la mort de Sandoz, les artistes animaliers ne pouvaient plus se réunir.

L'Académie Grammont, composée surtout des vétérinaires de Maisons Alfort, avait repris le principe des expositions mais, faute de locaux, elles étaient itinérantes, jusqu'en Amérique Latine.

En 1973, Jean Joachim, lauréat du prix de l'Académie Grammont reçut la médaille gravée par Roger Baron, son secrétaire général, remise par Perronet, ministre de l'Agriculture.

Je proposais en 1974 de recueillir alors le Salon des Artistes Animaliers en l'Hôtel de Malestroit, restauré par mes soins, à Bry.
Avec Roger Baron, nous avons instauré le Salon des Artistes Animaliers sans autre sélection que la qualité des œuvres acceptées par un jury, et récompensées par plusieurs prix.

Le 25 janvier 1976, inauguration du premier Salon National des Artistes Animaliers (S.N.A.A.) le XXVIIème en 2004 dont j'assurai la présidence jusqu'en 2002, pendant vingt-six ans.

Quand en 1969, mon ami Petersen me confia son atelier en mourant, sachant que son frère Georges ne s'y intéressait pas, aurait-il fallu détruire l'œuvre d'une vie qui me rappelait mon ami et mon engagement à la sculpture ?
J'eus à cœur de continuer à l'honorer, c'est pourquoi, dépositaire de son œuvre, il m'a semblé utile de la faire mieux connaître en publiant cet ouvrage. Sa sculpture est représentative d’une époque, âge d’or de l’art animalier, où ce créateur exceptionnel tient une place importante.

Esquisses, dessins, sanguines

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Lorsqu'on visite l'atelier de Etienne Audfray, on est impressionné par la masse extraordinaire de dessins, d'esquisses et de sanguines.

Des étagères entières où se chevauchent par dizaines des cahiers de dessins dans lesquels on peut découvrir un visage, un corps mais aussi le détail d'une main, d'un pied.

Le dessin est, en quelque sorte, la base de ses sculptures. (Voir Galerie onglet "Dessins")

Combien de dessins dessine-t-il pour "cerner" une sculpture avant même de la modeler sur l'argile?

Puis, peu à peu, le corps apparaît sur le papier, il s'agit maintenant de la faire naître une deuxième fois en terre d'argile.

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Pourquoi sculpter ?

pourquoi sculpterPourquoi sculpter ?

La sculpture est un art qui procède de la vue et du toucher, mais aussi de la mémoire et, comme tous les autres arts, de l'émotion.

Emouvoir  par le volume, certes associé à la matière (pierre, marbre ou bronze) et à la symbolique du sujet; c'est toucher le spectateur ou l'amateur, au cœur du sentiment.

C'est ainsi que, comme le paysage pour le peintre, le corps humain est le point de départ le plus efficace de la sculpture pour provoquer l'émotion esthétique.

Le corps humain mais ce peut être aussi l'animal, le buste, le groupe, et même le paysage pour la médaille par exemple.

La sculpture est aussi  la grande sœur de l'architecture car comme elle elle occupe l'espace.

Que seraient la Place de la Concorde sans l'Obélisque, la Place Vendôme sans sa  Colonne, la Place de la Bastille sans son génie, le Grand Palais sans les quadriges?

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Antoine Bourdelle savait  très bien meubler. Pompon savait, lui, soigner la rigueur de la forme la plus modeste. Une belle sculpture doit allier la force à la délicatesse, la vigueur du  volume, à la subtilité des "passages" entre eux.

La sculpture procède un peu de la contemplation plus que de l'anecdote. C'est peut-être la raison pour laquelle les religions et les gouvernements ont fait  appel à elle, un jour ou l'autre. 

Les portraits

portraitC'est dans l'art du portrait que l'on retrouve principalement Etienne Audfray La femme bien sur mais aussi, en relation avec sa fonction de maire et de conseiller général, des hommes politiques, des collègues, des maires et des conseillers généraux.

On dénombre près de deux cents pièces variées. Comme le précise l'auteur, c'est du travail "gratuit", car il est rare que le modèle achète son portrait la plupart de ses modèles étant des anonymes.

portrait 1Etienne Audfray ne travaille pas sur des photos mais sur des modèles qui viennent poser dans son atelier. Il aime rappeler : "Avec la pierre, on enlève de la matière, et  avec l'argile, on ajoute de la matière".

En fonction de la physionomie du modèle il remet des boulettes d'argile ici et là dans le souci d'équilibrer formes et volumes. Le visage apparaît enfin, aussi émouvant que l'original, à part que l'un est mortel et que l'autre ne l’est pas.

(Voir Galerie onglet "Portraits")

Les figures

figuresPour pouvoir accéder à son atelier il faut passer devant deux sculptures qui semblent en garder l'entrée comme deux gardiennes du temple !

En y pénétrant on découvre un très grand nombre de figures. La plupart sont des nus feminins quelques fois drapés par pudeur car ses sculptures célèbres et honorent le corps de la femme.

Un hommage sensuel mais respectueux à l'endroit de l'éternel féminin. Couchées, redressées, accoudées, drapées, assises elles expriment toutes une attitude, un sentiment, une émotion.

 

figures 1Alors que les portraits et bustes sont disposés en bon ordre sur des étagères, les figures elles envahissent tout l'espace de l'atelier.Certaines sont petites d'autres monumentales.

(voir Galerie onglet Figures)

Sa vie associative

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Bien que très accaparé par les mondes de l'art et de la politique il n'oublie pas celui de la vie associative. Il intégrera comme trésorier le Salon des Artistes Français et présidera de 1998 à 2004 la Société Nationale des Beaux-Arts. Par son action comme Président, il donnera à la S.N.B.A un essor international par des expositions au Carrousel du Louvre.

Société Nationale des Artistes AnimaliersComme Maire de Bry-sur-Marne il proposa en 1974 de receuillir le Salon des Artistes Animaliers. Le 25 janvier 1976 a eu lieu l'inauguration du premier Salon des Artistes Animaliers à l'Hôtel de Malestroit restauré quelques années auparavent et dont il assura pendant vingt-six ans la présidence.

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